Blouse Errol

Blouse Errol (5)

Voilà une petite blouse bien pensée, que Clémentine aime beaucoup.

Pour arriver à ce résultat, je suis partie, comme pour la blouse Panda, d’un modèle des Intemporels pour enfants, que j’ai largement modifié.

Blouse Errol (6)Blouse à encolure boutonnée, Les Intemporels pour enfants – Coton hiboux, Mondial Tissus – Mercerie, La Droguerie

Blouse Errol (7)Blouse Errol (4)

Du patron de base, j’ai gardé le dos et les manches tel quel. J’ai modifié le devant en coupant sous la patte de boutonnage. Puis j’ai rajouté plusieurs centimètres, en largeur,  à l’empiècement du bas, pour le faire froncer. J’ai assemblé les deux pièces devant avec un passepoil. Et pour le reste, j’ai suivi le patron.

Blouse Errol (3)

J’aime beaucoup ce motif, ces petits hiboux coiffés de haut-de-forme, perchés sur leur balai. Ça change de ce qu’on a l’habitude de voir, surtout chez les petites filles. C’est mon côté fan d’Harry Potter qui ressort ;)

Pour mettre en valeur le motif, j’ai choisi ma mercerie en fonction, avec ce beau jaune moutarde, assorti aux chapeaux des hiboux. Et, vous me voyez peut-être venir, mais ce jaune, il va à merveille avec le gilet safran

Blouse Errol (1)Blouse Errol (2)

J’adore cette petite blouse. Elle est mimi et bien pratique. Mais ce gilet, vraiment, il apporte ce petit quelque chose de joyeux et chaleureux à plusieurs de ses tenues, et c’est vraiment top!!

Blouse Errol (8)

 

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Le Gilet Safran

Gilet Safran (1)

Il était temps, de parler à nouveau tricot, par ici! Alors, voici un petit gilet qui pimente la garde-robe de ma Clémentine.

Gilet Safran (4)

Modèle n°5, catalogue Phildar n°674 – laine Lambswool, Phildar, coloris Citrus

Gilet Safran (5)

Ce gilet, c’est mon coup de cœur dans la collection enfant Phildar de cet hiver. J’aime beaucoup sa forme simple, son point texturé et sa couleur pepsy. C’est le gilet parfait, bien chaud et douillet pour l’hiver, qui fait aussi office de petit manteau à la demi-saison.

Un petite quelque chose sur ce jaune: il est aussi difficile à photographier qu’un bleu marine! Impossible d’avoir une photo qui reflète bien sa couleur. C’est finalement sur l’avant dernière photo, avec la petite blouse panda, qu’elle est la plus proche de la réalité. ;)

Gilet Safran (3)Gilet Safran (2)

La laine, 51% laine d’agneau et 49% acrylique, est fine, mais bien chaude. C’est surtout le point qui apporte le gonflant et le douillet du gilet. Il est finalement tout simple ce point: du point de sable, envers et endroit, du point mousse et un jeu de mailles endroits et envers pour la section en diagonale. C’est dans cette accumulation et ces répétitions que l’on trouve tout le charme du gilet.

Alors oui, le point est simple, mais si on rajoute à ça la finesse de la laine (tricotée en aiguilles n°3), ça monte très lentement… Malgré que ce soit un gilet d’enfant en taille 6 ans, j’y aurait passé deux bons mois… Presque plus de temps que pour un pull pour moi!!!

Gilet Safran (6)Gilet Safran (7)

Mais vraiment, j’aime beaucoup ce petit gilet, et je suis bien contente de l’avoir terminé!! Il va très bien à Clémentine, et avec une belle partie de sa garde-robe.

J’aime bien les gilets pour une enfant. C’est facile de la découvrir si elle à un peu chaud, c’est joli fermé sur un pantalon ou une jupe, et ouvert sur une robe. C’est vraiment une bonne pièce de dressing.

Gilet Safran (8)

J’ai encore tricoté du Phildar. J’avoue que je me lasse un peu de leurs laines. Je suis souvent déçue par leurs qualités et la manière dont elles tiennent dans le temps. J’ai des pièces qui ont juste un an et qui sont déjà en piteux état. Du coup, je me retourne de plus en plus vers d’autres marques, et je suis bien plus satisfaite. Comme Drops, par exemple, chez qui je commande régulièrement, et qui propose de très belles qualités, naturelles en plus, et à des prix beaucoup plus bas que ceux de Phildar. Et puis, j’ai envie d’essayer d’autres techniques, d’autres designers, et le tricot sans couture aussi (même si ça ne m’a jamais posé de problème, les coutures de finitions!)…

Cependant, j’aime souvent leurs modèles, surtout pour les enfants. Alors, il y aura encore du Phildar, par ici, mais d’autres choses aussi ;)

Blouse Zephir

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Mon second coup de coeur, chez atelier Scämmit, c’est pour cette blouse ample et ses jolis volants aux poignets. C’est pour les poignets que j’ai craqué en premier. Les volants, en général, je n’aime pas, mais quand ils sont tout petit et qu’ils soulignent un joli détail, comme les poignets ou un empiècement, j’aime bien. Et puis, cette blouse Zephir, elle a un potentiel robe qui me plaît beaucoup beaucoup!!

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Blouse Zephir, atelier Scämmit – Satin de coton, Mondial Tissus

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J’aime bien le côté blouse, avec son ampleur, sa coupe asymétrique et son col V. Et j’aime aussi le côté chemisier avec ses jolis poignets de manches. C’est vraiment un mariage réussi.

Le choix de mon tissu me chagrine un peu, je ne suis pas certaine qu’il mette si bien le patron en valeur. Je trouve le choix du motif judicieux, mais le tissu est peu souple, et la blouse prends beaucoup d’ampleur sur le devant. Comme le bas est asymétrique, ce n’est pas forcément très joli. Par contre, j’ai l’impression d’avoir des seins énormes avec ce tombé!!

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Encore une fois, on verra à l’usage. Mais, je la porte quand même assez régulièrement, et sous mon gilet gris, en laissant les poignets dépasser, je l’aime beaucoup…

La nouvelle Marthe

Blouse Marthe (3)

Vous vous doutez bien, cette année encore, il me fallait une nouvelle Marthe. Cette blouse, je la porte tellement, dans toutes les versions que j’ai cousu, c’est un incontournable de ma garde-robe. Été comme hiver, elle va avec tout et se prête à tous les jeux. Elle est hyper confortable, son ampleur cache les repas trop copieux (et les bourelets disgracieux), et on peut facilement glisser un top dessous, ou un gilet dessus. Cette blouse, c’est un peu mon uniforme de la saison, portée avec un jean slim et un petit gilet.

Blouse Marthe (7)

Blouse Marthe, République du Chiffon – Double-gaze, Ma Petite Mercerie

Blouse Marthe (6)Blouse Marthe (2)

Cette année, j’ai choisi le tissu phare du moment, la double-gaze. J’ai acheté la mienne chez Ma Petite Mercerie, dans ce joli vert forêt, un de mes verts préférés (et même le préf de préf de mon hiver). Le tissu est fantastique à porter. Il est léger, doux et aérien, et j’aime beaucoup le gonflant qu’il prends quand il vient d’être lavé.

Sinon, j’ai suivi le patron, sauf pour le dos, où j’ai fait une fente fermée grâce au biais d’encolure, à la place du zip. Ça fait une petite goutte dans le dos, j’aime bien ce détail.

Blouse Marthe (10)Blouse Marthe (5)

Bref, une Marthe, avec tous les détails qu’on aime dans cette blouse. Une vraie réussite ce patron!! Merci beaucoup à toute l’équipe de République du Chiffon qui me ravi à chacune de leurs nouvelles collections, et encore et toujours avec ce patron ;)

Be Pretty, be happy

Blouse Be pretty (7)

C’est l’automne. Il fait un peu plus frais le matin, le soleil et toujours là, mais il chauffe plus doux, les arbres prennent de belles couleurs… C’est l’automne, et comme chaque année, j’ai envie de revêtir ses couleurs.

Blouse Be pretty (5)

Blouse Be Pretty, atelier Scämmit – Viscose, Mondial Tissus

Blouse Be pretty (2)Blouse Be pretty (6)

J’avais adoré coudre ma blouse Stockholm, et j’avais très envie de coudre à nouveau un patron d’atelier Scämmit. Les modèles sont beaux, les patrons très bien expliqués et le rendu final est sans appel. C’est propre, c’est beau, c’est astucieux, c’est simple et efficace, j’adore!

Du coup, c’était tout naturellement que j’ai regardé dans leurs patrons pour mes cousettes d’automne-hiver. Il me fallait de nouvelles blouses, et j’ai repéré chez eux,  deux modèles qui correspondent en tous points à mes envies. Et j’avais envie de petits, tout petits, volants…

Blouse Be pretty (1)

 

Robe Sakura

Robe Sakura (3)

Comme beaucoup d’autre, j’ai succombé devant le joli tombé et la douceur des tissus double gaze. Et j’avais vraiment envie d’en faire une robe pour ma Mandarine. Et encore, je voulais aussi tester les patrons d’Ikatee.

Robe Sakura (2)

Robe Sakura, Ikatee – Double gaze, Ma Petite Mercerie

Robe Sakura (6)

J’ai eu beaucoup de mal à faire ressortir ce bleu. Peu importe l’éclairage, la position et l’appareil photo, il prend toujours des reflets bizarres. C’est un bleu orage, un joli bleu gris, bien profond.

Pour assortir, et plutôt que d’y mettre un passepoil, j’ai choisi ce joli ruban fleurit. J’en ai récupéré tout un stock de la maman d’une amie, j’aime beaucoup, je leur trouve un côté folklorique, et ils me rappellent mon enfance et les rubans que ma mère mettait sur mes robes. Et j’ai assorti mes boutons à mon ruban. Comme quoi, il y a un problème de couleurs, puisque les boutons sont du même bleu-vert que le fond du ruban.

Robe Sakura (4)Robe Sakura (5)

C’était un vrai régal à coudre. La construction est sympa, les explications limpides, et le tissu trop top. C’est toujours facile de coudre du coton, c’est très agréable, tous passe bien! Et là, entre ce joli bleu et le ruban, j’ai vraiment passé un très bon moment.

Robe Sakura (8)Robe Sakura (9)

Clémentine aime beaucoup cette robe. J’ai vraiment de la chance avec elle: en général tout lui plaît, surtout si c’est moi qui l’ai fait. Son frère, c’est exactement l’inverse, c’est bien mieux quand c’est acheté…

Robe Sakura (7)

En tout cas, je lui aime beaucoup ce côté bohème, à ma fille. Et vraiment, le tombé de ce tissu me plaît. J’aime bien aussi son épaisseur, qui conviendra aussi cet hiver, avec un top dessous et des collants. Et avec l’ampleur du modèle, on est sûr de ne pas être gênée!!

Un joli coup de cœur pour toute les deux…

Chemisier Nellie

Chemisier Nellie (1)

Il a fait gris, et les températures ont chuté. Il y avait même un peu de brouillard, le matin, si bien que les enfants ont mis leur petit manteaux pour aller à l’école. Incroyable pour un mois de septembre! Nous avions même fini par ranger les sandales, petites robes d’été et autres shorts, et on se préparait déjà à rassortir les couettes.

Chemisier Nellie (4)

Chemisier Nellie, République de Chiffon – Mousseline, Mondial Tissus

Chemisier Nellie (2)

Et puis… l’été indien. Le soleil est revenu, avec ses rayons qui nous réchauffent. Les matinées se sont fait plus agréables et les après-midi bien chauds. Nous savons bien que cela ne va pas durer, qu’il faut quand même se préparer au changement de saison, mais on profite. On profite de cette douceur, de ces jolies lumières, de cet instant, comme suspendu, entre l’été et l’automne.

Ici, il ne manque que les feuilles rousses des arbres qui tombent, ça nous changerait des palmiers et des pins des Alpes, et le tableau serait parfait.

Chemisier Nellie (6)Chemisier Nellie (8)

J’ai profité de cette embellie pour photographier ma dernière cousette de l’été: le chemisier Nellie de République du Chiffon. Je l’ai beaucoup porté depuis que je l’ai cousu (début août), il est vraiment superbe. Son ampleur est très agréable quand il fait chaud, et compense le peu de « respirabilité » de mon tissu. La mousseline, c’est très aérien, mais ce n’est pas très agréable trop près du corps.

J’ai eu quelques soucis en le portant, au départ. J’étais toujours un peu perturbée par le volant devant. C’est la bande de boutonnage qui est au milieu, pas le volant, et j’avoue que ça me pose un problème de symétrie… Et comme mon tissu est très fluide et léger, le volant n’a aucune tenu dans le cou, alors je ne savais jamais comment le mettre. Finalement, je laisse le tout vivre naturellement sur moi, et ça me va bien!

Chemisier Nellie (3)Chemisier Nellie (5)

Je l’aime beaucoup ce petit chemisier. C’est le seul vêtement à volant qui m’est fait craquer depuis longtemps… Moi, à part les basques… ;) Mais celui-là, je lui trouve belle allure. J’aime beaucoup ce tissu aussi, avec ces petits motifs blanc et bleu ciel. Et les petits boutons recouverts!!!

Vous l’aurez compris, ma version me plait beaucoup! Mais j’en ai vu d’autres, avec des manches, qui me donnent bien des idées pour l’automne qui s’annonce…

Ma petite écolière

Tablier d'été (5)

Cette année encore, j’ai cousu les tabliers d’école de Clémentine. Et encore une fois, j’ai fait un modèle spécial pour les temps chauds, et un autre pour tout l’hiver. J’ai aussi garder le même cahier des charges, à savoir: un tissu coton, des pressions solides, une coupe ample. Et cette année, la couleur est le bleu ;)

Pour le modèle de mi-saison, rien de nouveau, je suis partie exactement sur le même modèle, avec les mêmes modifications, que celui de l’année dernière.

Tablier d'été (1)

Modèle 650 modifié, Burda n°62 spécial enfant – Popeline et mercerie, Mondial Tissus

Tablier d'été (3)

Il s’agit donc d’un patron de robe, avec une patte de boutonnage dans le dos. J’ai passé l’ouverture devant et modifier les volants pour qu’ils viennent se terminer dans les coutures d’épaules et non dans la nuque. En lieu et place de la broderie,  j’ai posé un galon en dentelle pour fixer les volants et en cacher la couture.

J’avais bien envie de changer de patron, et j’ai proposé à Clémentine de lui faire l’un des deux tabliers des Intemporels pour enfants. J’aimais bien le tablier boutonné sur le côté, et j’étais aussi d’accord pour lui faire le tablier croisé dans le dos, même si on le voit déjà pas mal dans son école. Mais non, rien à faire, elle voulait le même que l’année dernière!

Tablier d'été (2)Tablier d'été (4)

J’avais flashé sur ce tissu! J’aime vraiment beaucoup ces couleurs, qui changent un peu des bleu jean et marine, classique dans les tabliers d’enfants. Et avec le galon turquoise et les pressions, je le trouve bien peps pour le printemps.

 

Et oui, ce sera plutôt un tablier de printemps… L’automne est bien arrivé, et avec lui, des matins tout frais! Oh, je sais bien que c’est partout pareil, mais ici, on n’est pas habitué. En général, on profite encore du soleil et de la chaleur de l’été jusque fin/mi octobre. Du coup, elle l’aura peu porté, son tablier sans manche, et depuis lundi, elle part le matin avec son autre tablier ;)

Tablier d'hiver (2)

Tunique à encolure ronde, Intemporels pour enfants (Astrid Le Provost)- Popelines et mercerie, Mondial Tissus

Tablier d'hiver (5)

Pour celui-là, j’ai complètement changé de patron. J’ai bien vu, l’année dernière, que partir du patron d’un robe pour faire un tablier, même une taille au dessus, c’est pas l’idéal. Le tablier de l’année dernière était un peu trop cintré, et il la gênait dans ses mouvements. Le fait qu’il soit avec un empiècement au niveau de la poitrine n’arrangeait rien. Alors, j’ai fait un tour sur Pinterest, trouvé une belle inspiration, et cherché un patron à modifier pour arriver à mon idée.

Tablier d'hiver (8)

Et l’idéal, c’était la tunique à encolure ronde des Intemporels pour enfants. J’ai juste eu à l’ouvrir complètement sur le devant et le tour était joué. Pour ajouter un peu de couleurs, j’ai cousu une poche oiseau, comme dans mon inspiration. Et ça plaît beaucoup à Clémentine, l’oiseau-poche rose, surtout avec le bec et les pattes qui bougent!! Et rose fuchsia, c’est assorti à son cartable ;)

Tablier d'hiver (4)Tablier d'hiver (3)Tablier d'hiver (1)

Pour le reste, j’ai gardé tous les points de la tunique des Intemporels. Les manches sont froncées aux poignets, et c’est bien pratique pour ne pas salir les manches des vêtements du dessous. Le détail de l’encolure ronde est aussi joli de dos que de devant. Et l’ampleur de la blouse est donné grâce aux fronces en haut du corps et des manches.

En fait, sans le (petit) détail de la poche-oiseau, je suis restée assez sobre et simple sur ce modèle… ;)

La robe aux mille pandas

Robe aux mille Pandas (2)

Après ces si longues et belles vacances, je me suis laissée happer par le tourbillon de la rentrée… Mais ça y est, tout va bien maintenant, j’ai refait surface et savoure de retrouver mes habitudes et le calme des heures d’école. Et le chemin du blog aussi, qui a été un peu chamboulé par cette grosse désintox numérique, ou flemme bloguesque, ça reste à voir…

Robe aux mille Pandas (3)

Modèle 637, Burda hors-série spécial enfant n°62- Coton, La Droguerie

Robe aux mille Pandas (9)

Bref, tout ça pour introduire une jolie robe qui a accompagné ma choupette tout l’été. Vous vous souvenez de la blouse Ti Panda, qui avait fait chavirer le cœur de ma Mandarine au printemps? Il se trouve que depuis que je lui ai cousu, il ne s’est pas passé une seule journée sans qu’elle demande à la mettre! Grande fierté pour moi… Mais hélas, il a fait vite trèèèès chaud, et la blouse à manche longue, à l’école, sous le tablier, par 28-30°…

J’ai fini par profité d’une promenade entre fille pour faire un sot à La Droguerie et lui reprendre de ce merveilleux coupon. Le bonheur dans ses yeux quand elle à compris qu’elle aurait enfin une robe d’été aux pandas…

Robe aux mille Pandas (5)Robe aux mille Pandas (4)

Après ça, j’ai fait au plus simple. Avec tous ces motifs et toutes ces couleurs, il fallait un joli modèle très basique. Et j’ai repensé à cette ravissante robe du Burda hors-série de l’été dernier… J’aimais surtout les poches. Et je les ai refaites 😉 (on ne les voit pas très bien, là, avec les motifs, mais elles y sont!!)

Robe aux mille Pandas (6)Robe aux mille Pandas (7)

Le modèle est donc tout simple: une coupe trapèze, plutôt longue et peu évasée, un joli dos nageur, un bouton à l’épaule pour l’enfiler, et bien sûr, les jolies poches à nœuds. Autant vous dire que je n’y ai pas passé des heures. Mais le résultat est là, et il faut bien avouer qu’elle en jette!! Et Clémentine l’ADORE! et c’est encore peu dire 😉

Robe aux mille Pandas (1)

Une dernière photo pour la route, parce qu’elle est si jolie au bord du Bassin à contempler les pinasses 💚💚💚

Les Ignorants – Etienne Davodeau

 

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Aujourd’hui s’achève mon petit tour des lectures d’été. Et pour finir, je vous propose une BD qui a, pour moi, un petit goût de rentrée. C’est le crayon du dessinateur, et sa jolie palette de gris, c’est la présentation du monde du livre, de la création littéraire, c’est la culture de la vigne et du vin. Une belle immersion…

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Pomme de reinette

Tapis gris (4).jpg

… et pomme d’Api     Tapis tapis rouge…

Oui, elle est facile… Mais je trouve qu’elle lui a bien!

Et pour la dernière création de l’été, c’était chouette de retrouver mon crochet et de le faire en chanson ;)

Tapis gris (1)

Modèle 18, Phildar n°672 – Fil Phil Matelot coloris galet, Phildar

Tapis gris (3)

Voilà donc le dernier né, un tapis pour l’anniversaire de ma môman.

Le modèle vient du catalogue accessoires été de Phildar, toujours aussi bien expliqué, très sympa à faire. Le fil, Phil Matelot, est un très gros coton, à crocheter en 7. C’est agréable parce que le fil est doux et que ça monte vite mais, comme toujours avec les gros fils, au bout d’un moment ça fait mal aux poignets…

J’ai un peu maqué de fil à la toute fin, et je n’ai pas pu faire le dernier rang. Ça m’a bien fait râler sur le moment, mais je le trouve tout moignon quand même. Ça ne lui enlève pas grand chose, en fin de compte…

Tapis gris (5)Tapis gris (2)

Ici, c’est le tout dernier jour des vacances… Alors on est un peu dans le blues du départ, un peu dans la joie de retrouver son chez-soi, ses affaires et ses habitudes, et beaucoup dans les valises… mais on profite aussi de cette belle journée de soleil!!!

Belle journée à vous.

Blitz (Black-Out – All Clear), Connie Willis

Black Out- All Clear- Connie Willis.jpg

«M. Dunworthy avait dit  que La Lumière du monde était la première chose qu’il avait découverte à Saint-Paul, lors de sa première visite. Le tableau était sans doute accroché non loin, dans l’une des ailes latérales. S’il se trouvait encore là. Sur les murs, des carrés pâles indiquaient l’emplacement de toiles qu’on avait enlevées.

Non. Il était là, dans une baie à mi-chemin de la travée sud, et il ressemblait avec une fidélité parfaite à la description qu’en avait faite M. Dunworthy. Vêtu d’une robe blanche et couronné d’épines, le Christ se tenait au milieu d’une forêt que baignait un crépuscule d’un bleu profond. Il portait une lanterne et attendait devant une porte en bois, impatient, la main levée pour y frapper.

C’est M. Dunworthy! Il veut savoir pourquoi je ne suis pas encore venue au rapport. Pas étonnant qu’il aime tant ce tableau.

Polly n’était pas très impressionnée. La peinture était plus petite qu’elle ne l’avait imaginé, très démodée, et à deuxième examen, le Christ lui semblait moins impatient que dubitatif, comme s’il ne croyait pas que l’on répondrait à son appel. Ce qui risquait fort d’être le cas, si l’on en jugeait par l’état de l’huis. De tout évidence, on ne l’avait pas ouvert depuis des années. Du lierre s’y était entortillé, et des herbes folles en obstruait le seuil.

-Je laisserais tombé, à ta place, murmura Polly.»

♦♦♦♦♦♦

Oxford, futur proche. L’université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement.
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein coeur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?

Louise

Top Louise (5).jpg

C’est les vacances… Et il semblerait que je me sois laissée emporter dans ce doux tourbillon. J’ai à moitié déserté le blog. Enfin, pour ce qui est de la chronique lecture de l’été, les articles étant programmés ;), je m’en suis bien sortie! Mais pour rester à jour de mes projets cousettes et tricots, c’est un peu plus compliqué…

Top Louise (4)

Top Louise, République de Chiffon – Plumetis, Ma Petite Mercerie

Top Louise (3)

Du coups, j’ai piqué à mon cher papa son pied pour appareil photo, et un mur de son atelier, pour vous proposer une séance photo en extérieur!!

Top Louise (2)

La cousette en question, vous l’aurez reconnue, il s’agit du top Louise, de République du Chiffon. C’est vraiment une cousette simple et rapide, avec une juste dose de concentration pour l’empiècement en pointe. Avec le tissu plumetis coton, ça passe tout seul!

Top Louise (6)Top Louise (1)

Voilà, j’adore ce top! Je l’ai déjà beaucoup porté, et il a été un très bon compagnon des grosses chaleurs.

Et comme je n’ai pas grand chose d’autre à dire à son sujet, je retourne à mon hammac…

Bon été ;)

Les passagers du vent, Bourgeon

Les apssagers du vent, Bourgeon (1)

Je vous propose à nouveau de la Bande Dessinée, avec, cette fois-ci, une immersion dans la vie d’Isa, jeune femme du XVIIIème siècle, sous le magnifique coup de crayon de Bourgeon.

Isabeau est une jeune femme de famille noble. Pour échapper à la justice et sauver sa vie et son honneur, elle s’embarque, avec son amant Hoël, marin, sur un négrier en partance pour l’Afrique.

Bourgeon nous régale dans cette aventure ultra documentée, qui nous donne à voir les réalités de la traite des nègres, et les premières prises de conscience.

Les apssagers du vent, Bourgeon (3)

Sur fond d’épopée marine, nous suivons leurs aventures et leurs rencontre, à travers sept tomes.

  • La fille sous la dunette
  • Le Ponton
  • L’heure du serpent
  • Le comptoir de Juda
  • Le bois d’ébène
  • La petite fille bois-caïman, livres 1 et 2

Les apssagers du vent, Bourgeon (2)

L’Allée du Roi, Françoise Chandernagor

L'alée du Roi- Françoise Chandernagor

«Un jour, étant venue passer quelques heures à Versailles chez Madame de Montespan, j’étais allée en promenade avec elle et Madame d’Heudicourt; cette dernière dit au Roi que Madame de Montespan et moi avions parlé devant elle de choses si relevées qu’elle nous avait bientôt perdues de vue. Le Roi en fut si fâché que, pensant que sa maîtresse pouvait avoir plus de plaisir à m’entretenir qu’à lui parler, il exigea d’elle, par une délicatesse de passion, de ne pas me dire un seul mot le soir, quand il serait sorti de sa chambre. Je m’en aperçus bien et voyant qu’on ne répondait plus à toutes mes questions que par un «oui» et un «non» assez secs:

-J’entends, dis-je à la favorite, ceci est un sacrifice; je vais le tourner au profit de mon sommeil et me retirer.

Mais, comme je me levais, Madame de Montespan m’arrêta, charmée que j’eusse pénétré le mystère; la conversation n’en fut que plus vive après.

-Savez-vous, lui dis-je, de quoi nous avons l’air à causer ainsi toutes deux après la promesse de silence qu’on a exigée de vous? Eh bien, nous faisons à l’homme qui vous aime ce que fit, il y a quelques années, Mademoiselle de Lenclos au marquis de La Châtre: il avait obtenu d’elle un billet où elle lui promettait fidélité; elle n’en continua pas moins de mener son train ordinaire mais, chaque fois qu’elle prenait un nouvel amant, elle disait entre ses dents: «Ah, vraiment, le bon billet qu’a La Châtre!» Le billet qu’a ce soir certain homme de votre connaissance ne vaut guère mieux apparemment!

Madame de Montespan riait, et, d’historiettes en moralités, nous causions fort agréablement des nuits entières quand j’allais la trouver dans ses palais.
J’étais si bien assurée du goût qu’elle avait pour moi que je ne me mettais pas en peine de l’éloignement du Roi pour ma personne: l’empire de la favorite sur le souverain était tel alors que, goût ou dégoût, il en passait toujours par où elle voulait.»

♦♦♦♦♦♦

De sa naissance dans une prison de Niort à sa mort dans le doux asile de Saint-Cyr, de l’obscure pauvreté de son enfance antillaise à la magnificence de la Cour, de la couche d’un poète infirme et libertin à celle du Roi-Soleil, de la compagnie joyeuse de Ninon de Lenclos au parti pris de dévotion de l’âge mûr, quel roman que cette vie !

Dans le personnage et le destin de Françoise d’Aubigné, marquise de Maintenon, qu’on surnomma « la belle Indienne », se reflètent les aspects contradictoires du « Grand Siècle », dissimulés sous l’apparence immuable de la majesté royale.

À partir d’une documentation considérable et en recourant aux nombreux écrits, souvent inédits, de Mme de Maintenon, Françoise Chandernagor a voulu restituer le vrai visage de ce témoin intelligent et sensible.

C’est à la découverte d’une femme belle avec esprit, ambitieuse avec dignité, secrète avec sincérité, raisonnable avec passion, que nous entraîne L’Allée du Roi.

L’échiquier de mal, Dan Simmons

L'échiquier du mal - Dan Simmons

«Nina allait revendiquer la mort de ce Beatle, John. Je trouvais cela de fort mauvais goût. Elle avait posé sur ma table basse en acajou, ses coupures de presse soigneusement classées par ordre chronologique, sobres faire-part de décès témoignant de tous ses Festins. Le sourire de Nina Drayton était plus radieux que jamais, mais aucune chaleur ne se lisait dans ses yeux bleu pâle.

«Nous devrions attendre Willi, dis-je.

-Bien sûr, Mélanie. Tu as raison, comme d’habitude. Suis-je bête. Je connais pourtant la règle.» Nina se leva et se mit à faire les cent pas, caressant distraitement les meubles ou s’exclamant doucement sur une broderie ou une statuette en céramique. Cette partie de la maison avait jadis été une serre, mais je l’utilisait à présent comme « ouvroir ». Il y restait encore quelques plantes vertes pour capter la lumière matinale. Le soleil faisait de cette pièce un agréable lieu de séjour durant la journée, mais à présent que l’hiver était là, elle était trop froide pour qu’on y passe la soirée. Et je ne goûtais guère le sentiment que faisaient naître en moi les ténèbres qui se rassemblaient au-dessus de tous ces panneaux vitrés.

«J’adore cette maison», dit Nina. Elle se tourna vers moi et me sourit. «Tu ne peux pas savoir comme je suis impatiente de revenir à Charleston chaque fois que l’occasion se présente. Nous devrions tenir toutes nos réunions ici.»

Je savais à quel point Nina détestait cette ville, cette maison.

«Willi aurait de la peine, dis-je. Tu sais qu’il adore nous montrer sa maison de Beverly Hills. Et ses petites amies.

-Et ses petites amies», ajouta Nina, et elle éclata de rire. Nina avait changé de bien des façons, s’était assombrie de bien des façons, mais son rire n’en avait presque pas été affecté. C’était toujours le même rire rauque mais enfantin que j’avais entendu pour la première fois bien longtemps auparavant. Il m’avait attirée vers elle alors: une adolescente solitaire réagissant à la chaleur d’une autre adolescente solitaire, tel un papillon attiré par une flamme. A présent, il ne faisait que me glacer et me mettre sur mes gardes. Nombre de papillons avaient été attirés par la flamme de Nina au fil des décennies.

«Je vais faire servir le thé», dis-je.»

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Ils ont le Talent.
Ils ont la capacité de pénétrer dans notre esprit pour nous transformer en marionnettes au service de leurs perversions et de leur appétit de pouvoir. Ils tirent les ficelles de l’histoire. Sans eux le nazisme n’aurait peut-être jamais existé, et nombre de flambées de violence, tueries, accidents inexpliqués n’auraient peut-être pas ensanglanté notre époque. Car ils se livrent aussi entre eux une guerre sans merci, selon des règles empruntées à celles des échecs.
Ce sont des vampires psychiques.

Top Sauge

Top Sauge (3)

Ce petit top, je l’ai cousu fin mai. J’ai pris mon temps pour le partager ici… J’avais toujours mieux à mettre sur le blog. Et il a vite fait très chaud, et je ne le trouvais plus d’actualité. Finalement, avec ce vilain temps pour les vacances, je lui ai trouvé une petite place ;)

Au début du printemps, j’ai eu, comme chaque année, une grande envie de marinière. J’ai pensé pulls, chemise, blouses, robes… Je voyais des rayures partout (des carreaux aussi), et je voulais en mettre partout. J’ai trouvé quelques jolies pièces en magasins, jusqu’à ce que je tombe sur ce chemisier sur Pinterest.

Top Sauge (4)

Trop Top, Ivanne S – Jersey, Ma Petite Mercerie

Top Sauge (6)

Encore une fois, il a fallu bidouiller, et encore une fois, j’ai pris comme base le patron du Trop Top d’Ivanne Soufflet. Je suis partie de la version B, avec l’encolure dos de la version C, et j’ai ouvert le devant. J’ai aussi allongé les manches pour pouvoir faire un revers, et posé un simple biais à l’encolure. Comme je ne compte pas les ouvrir, et que je ne voulais pas qu’on voit trop de coutures, je n’ai pas fait de boutonnières. Les boutons sont cousus directement. Il faudra d’ailleurs que j’en trouve des plus coordonnés… mon cher mari trouve que ça fait tablier d’ATSEM avec ces boutons… vous voyez l’idée?!? :/ 

Top Sauge (5)Top Sauge (7)

Le tissu est un jersey. Je l’ai choisi surtout parce que les rayures étaient exactement de la taille que je voulais et que j’aime beaucoup ce vert sauge, ça change un peu. Et c’est plutôt bien, le jersey, même pour ce type de haut. Il ajoute du confort au chemisier, et c’est vraiment tout doux.

J’aime beaucoup ce petit top. Je l’ai déjà bien porté, et je suis contente de mes finitions. Seul bémol: les rayures horizontales! Ce n’est pas le mieux pour cacher son petit bidou… Mais c’est le risque avec les marinières! Aller, je vais alumer le ventilo et faire une séance de Pilates!!

 

L’abyssin, Jean-Christophe Rufin

L'abyssin- Jean-Christophe Rufin

«Alix de Maillet avait été une enfant très laide jusqu’à l’âge de quatorze ans. Élevée dans un couvent proche de Chinon depuis que ces parents étaient hors de France, elle avait grandi accoutumée aux sobriquets cruels qui stigmatisaient son embonpoint et la rougeur de ses joues: grosse pivoine, navet joufflu, et d’autres qu’elle avait oubliés.  À cette disgrâce du corps s’attachait de façon consolatrice une certaine indulgence des esprits. Elle ne faisait peur à personne, n’excitait pas la jalousie et recueillait, pour prix du dégoût que suscitait son apparence aux autres, leur affection. Les premiers temps de son adolescence ne firent que confirmer cet état de choses; la transformation de son corps promettait de se faire sans atténuer ses fâcheuses proportions. laide elle était arrivée dans ce collège à six ans; laide encore elle en repartait à quatorze pour faire le voyage d’Égypte. C’est alors que soudain, inexplicablement et bien tard, la beauté s’empara d’elle comme une éruption éclate sur un visage avec la fièvre. Elle mincit, s’élança. Tout ce qui s’était accumulé en graisses peu seyantes devint sève et le fit pousser. Le rouge de ses joues pâlit: tant de blanc à ce rose mêla son grain qu’elle prit un teint d’une extraordinaire fraîcheur, et un toucher de satin. Elle dénoua ses épais cheveux blonds auxquels l’obscurité des chignons et des nattes avait donné les reflets assombris du bois de chêne. Le malheur voulut que cette beauté arrivât quand elle était désormais seule, sans rien pour la lui manifester du dehors. Le regard de ses parents n’était pas bon juge; elle n’avait plus d’amie pour lui renvoyer son image et le miroir seul ne disait rien. Elle sentait quelque chose se transformer; il lui paraissait même, en se regardant, apercevoir la confirmation de son pressentiment. mais elle se demandait s’il n’y avait pas là un effet de la terrible solitude où elle était plongée, car dans cette belle maison de Caire elle ne voyait personne et, surtout, personne ne la voyait.»

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À l’origine de ce livre, un fait historique : Louis XIV, le Roi-Soleil, est entré en relation avec le plus ténébreux, le plus mythique des grands souverains de l’Orient, le Négus. L’Abyssin est le roman de cette fabuleuse ambassade.
Jean-Baptiste Poncet, jeune médecin des pachas du Caire, sera, par une extraordinaire réunion de circonstances, le héros de cette épopée baroque et poétique à travers les déserts d’Égypte et du Sinaï, les montagnes d’Abyssinie, de la cour du Roi des Rois à celle de Versailles et retour.
Mais qu’on y prenne garde : derrière sa simplicité, sa tendresse, son humour, ce roman d’aventures recèle une fable tragique. Jean-Baptiste est l’homme qui, ayant découvert un nouvel empire et sa civilisation, fera tout pour déjouer les tentatives de ceux qui veulent le convertir : les jésuites, les capucins et tant d’autres. Grâce à lui, l’Éthiopie échappera à toute reconquête étrangère et gardera jusqu’à nos jours sa fierté et son mystère.
L’Abyssin, tout en empruntant sa langue à Diderot et son rythme à Dumas, est un roman bien actuel, une parabole sur la haine du fanatisme, la force de la liberté et la possibilité du bonheur.

Datura aux baigneurs

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Cette blouse, c’est à cause du tissu. Et ce tissu, c’est un joli imprimé de La Droguerie. Je l’avais déjà utilisé pour faire un top à ma fille, l’été dernier, et je l’aime vraiment beaucoup.

Boulse Datura aux Baigneurs (4)

Blouse Datura, Deer and Doe – Tissu voile de coton, La Droguerie

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Dans l’idéal, j’aurai voulu faire exactement le même top que celui de ma Clémentine. Mais je ne suis pas assez courageuse pour grader un patron enfant sur 6-8 tailles, sans avoir aucune garantie qu’il tombe bien sur un corps de femme. Alors j’ai cherché le patron idéal, qui irait avec mon idée et mon tissu. Ne trouvant pas exactement mon bonheur, j’ai cousu une Datura. J’avais très envie des petits boutons dans le dos!!

Boulse Datura aux Baigneurs (13)

Pour garder l’unité du motif, je n’ai pas fait l’empiècement du devant. Pour les finitions, du coup, j’ai fait une parmenture, que j’ai dessiné à partir du patron de l’empiècement. Et j’aime beaucoup le rendu sur le devant. J’ai gardé le forme liquette sur le bas, mais j’ai descendu les côtés, pour qu’elle soit moins prononcée. Par contre, je n’ai pas modifié les emmanchures, et ça, j’aurai dû… Je le savais déjà grâce à ma première Datura, les emmanchures me gênent un peu dans mes mouvements. Si, sur celle-ci, je les avait échancré, juste un chouïa, ça aurait été parfait!!

Boulse Datura aux Baigneurs (9)Boulse Datura aux Baigneurs (11)Boulse Datura aux Baigneurs (12)

Je suis très contente de cette petite blouse. Je l’ai déjà bien portée, et j’aime bien l’association du patron et du tissu. Pourtant, pour cet imprimé, j’aurai voulu un top plus estival, plus plage. Le top Louise, de République du Chiffon aurait peut-être été une bonne idée… Bref, à voir.

J’aime beaucoup cette blouse, mais tant que La droguerie proposera encore ce tissu, je vais laisser mûrir l’idée d’un autre haut… ;)

Le vent dans les saules, Kenneth Grahame

Je vous en avait déjà parler ici, mais j’aime beaucoup les contes anglais pour enfants. Et cette histoire de Kenneth Grahame ne fait pas exceptions. Il est si doux de se promener le long de la rivière dans cette jolie campagne anglaise!

Et cela me permet aussi de vous proposer des lectures pour les enfants, avec l’univers fascinant de Taupe et Rat.

Le vent dans les saules (1)

«Cela semblait presque trop beau pour être vrai. Mr Taupe se promenait dans les prés, le long des haies, à travers les bosquets, découvrait partout des oiseaux nichant, des fleurs à peine écloses, des feuilles qui poussent. Tout renaissait, tout respirait la joie. Et, au lieu d’être tourmenté par sa mauvaise conscience qui lui soufflerait: « Nettoyage », il ne pouvait s’empêcher de se dire combien il avait de la chance d’être le seul flâneur au milieu de tous ces être affairés. Après tout, ce qu’il y a de plus agréable quand on est en congé, ce n’est pas tant de se reposer soi-même que de regarder les autres travailler.

Il n’imaginait pas de bonheur plus complet que celui d’errer comme cela à l’aventure lorsque, tout à coup, il s’arrêta devant une rivière. Il n’avait jamais de sa vie vu de cours d’eau – espèce de gros animal luisant et sinueux toujours en fuite, gloussant, se saisissant de choses avec un glouglou et les recrachant un peu plus loin dans un gargouillis, pour se jeter aussitôt sur d’autres camarades de jeu, qui se libéraient en s’ébrouant de son emprise pour se retrouver à nouveau captifs. Là, tout n’était que tremblements et frissonnements, lueurs et étincelles, bruissements et remous, chuchotements et bouillonnements. Mr Taupe en resta ensorcelé, fasciné. Il se mit à trotter le long de la rivière comme un petit enfant trottine au côté d’un adulte qui l’envoûte par des histoires passionnantes; et quand, enfin, las, il s’assit sur la berge, la rivière continua à lui murmurer les plus belles histoires du monde, venues du tréfonds même de la terre et qu’elle irait ensuite répéter à la mer insatiable.»

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Si l’univers vous plait, ou si vous êtes plutôt BD, il existe une magnifique adaptation du conte, par Michel Plessix, en 4 tomes.

Le vent dans les saules (2)Le vent dans les saules (3)

 

Et si, au hasard du chemin, vous étiez tombé amoureux de nos deux compères, vous pourriez continuer l’aventure…

Le vent dans les sables