Bouddha

Buddha Alban (2)

Depuis toujours, dans toutes les maisons que ma mère et mon beau-père ont eu, il y avait sa collection de bouddhas. Il les collectionne depuis l’adolescence, il en a des centaines. J’ai toujours aimé rêvasser devant, ils sont si beaux, si apaisant.

Depuis quelque temps, il voulait des bouddhas différents, un peu décalés. Finit les pierres et les matières nobles, place au bouddha gonflable, au bouddha klaxon ou au bouddha brosse à dents.

Et depuis qu’il avait fait cette demande, j’avais très envie de lui faire un bouddha au crochet.

Buddha Alban (4)Buddha Alban (1)

Evidemment, j’ai longuement hésité avant de le faire. J’avais un peu peur de me lancer, et le tuto que j’avais était en anglais… Mais, comme d’habitude, j’ai fini par attraper les restes de Cabotine dans ma panière et je me suis lancée.

Que c’est gratifiant de crocheter des amigurumi!!! Ça monte vite, c’est tout mignon, on a envie d’en faire des tonnes!!! Et je peux vous dire qu’ici, il y a deux petits jaloux qui ont eu bien du mal à laisser partir ce joli doudou dans les mains de leur Papi ;)

Buddha Alban (3)

Et voilà le petit dernier en position, avec un (très) léger aperçu de la collection.

Les derniers jours de nos pères, Joël Dicker

Les derniers jours de nos pères- Joël Dicker

«Le père tenait entre ses mains les cartes postales, les manipulant comme les plus précieux des papiers-valeurs. Tous les jours il les relisait.

Il y en avait deux, arrivées à deux mois d’intervalle. Il les avait trouvées dans sa boîte aux lettres. La première, c’était en octobre, à midi; il était rentré du travail exprès, comme tous les jours, mais il n’y croyait presque plus. Et puis il avait trouvé au fond de la boîte en fer une petite enveloppe blanche, sans adresse, sans timbre, sans rien. Il avait aussitôt su que c’était son fils. Il avait déchiré le papier en toute hâte, et il avait trouvé cette magnifique vue du lac Léman, avec le jet d’eau et les collines de Cologny en arrière-plan. Il avait lu, relu.

Cher petit Papa,

J’espères que tu te portes à merveille.

Tout va bien ici, Je te raconterai bientôt. 

Je t’embrasse,

Ton fils

Et il avait relu encore, lu dans sa tête et lu à voix haute, lu très vite et lu très lentement, lu en un seul souffle et lu en articulant exagérément pour ne rien rater des mots. Dans l’appartement, il avait crié, sauté de joie, il avait couru dans la chambre de son fils et il s’était couché sur son lit, il avait enlacé les couvertures, embrassés les coussins. Il avait enfin des nouvelles de son cher fils. Il était allé chercher une photographie de Paul-Émile figée dans son cadre et il en avait embrasé la vitre une bonne dizaine de fois. Son fils avait donc renoncé à la guerre et il était allé se mettre à l’abri à Genève. Quel bonheur, quel soulagement! Le père s’était laissé envahir par une telle sensation de bonheur qu’il avait eu besoin de la partager avec quelqu’un. Mais il n’avait plus personne à qui parler. Alors il avait décidé d’aller chez la concierge et il était descendu tambouriner à la porte de sa loge, et sur le pas de la porte, il avait lu la carte à haute voix, parce qu’elle ne la lirait pas avec assez d’intonations et qu’elle gâcherait les beaux mots de son fils, et d’ailleurs elle avait le droit de regarder mais pas de toucher car on ne savait pas dans quel cambouis elle avait fourré ses mains.

–Bien à l’abri en Suisse! s’était écrié le père après sa déclamation. Que pensez-vous qu’il y fait?

–Je n’en sais rien, avait répondu la concierge, peu concernée, qui avait surtout envie de se débarrasser de l’importun.

–Dites quelque chose! Allons! Que peut-il bien faire à Genève?

–Je connais quelqu’un qui connaissait quelqu’un qui vivait en Suisse et qui travaillait dans une banque, dit la concierge.

–Une banque! avait hurlé le père en se tapant le front. Mais é-vi-dem-ment! Il a sûrement un poste important dans une banque! Voyez comme les Suisses sont des gens bien: ils n’ont pas de temps à perdre avec la guerre.

Et durant les semaines qui avaient suivi, il avait imaginé son fils faisant sensation dans un bureau feutré d’une grande banque.»

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Londres, 1940. Soucieux de pallier l’anéantissement de l’armée britannique à Dunkerque, Winston Churchill a une idée qui va changer le cours de la guerre: créer une branche noire des services secrets, le Special Operation Executive (SOE), chargée de mener des actions de sabotage et de renseignement à l’intérieur des lignes ennemies et dont les membres seraient issus des populations locales pour être insoupçonnables. Du jamais vu jusqu’alors.

Quelques mois plus tard, le jeune Paul-Émile quitte Paris pour Londres dans l’espoir de rejoindre la Résistance. Rapidement recruté par le SOE, il est intégré à un groupe de Français qui deviendront ses compagnons de cœur et d’armes. Entraînés et formés de façon intense aux quatre coins de l’Angleterre, ceux qui passeront la sélection se verront bientôt renvoyés en France occupée pour contribuer à la formation des réseaux de résistance. Mais sur le continent, le contre-espionnage allemand est en état d’alerte…

L’existence même du SOE a été longtemps tenue secrète. Soixante-cinq ans après les faits, Les Derniers Jours de nos pères est un des premiers romans à en évoquer la création et à revenir sur les véritables relations entre la Résistance et l’Angleterre de Churchill.

Robe Daphné

Robe Daphné (4)

Cette robe, c’est le si joli modèle du Burda d’Avril. J’ai tellement aimé le détail de l’encolure… Puis, comme à mon habitude, j’ai hésité. Hésité sur sa coupe droite et large, hésité sur la technique des croisillons de l’encolure, hésité sur le choix du tissu…

Robe Daphné (2)

Modèle n°110, Burda 208 – Tissu coton « Ombres végétales », La Droguerie

Robe Daphné (1)

En passant à La Droguerie, j’ai trouvé un coupon de ce joli tissu imprimé feuillage, et j’y ai vu cette robe, ou plutôt, je l’ai vu en blouse. C’est finalement en discutant avec mon cher et tendre que je me suis lancée dans la robe.

Rien de bien sorcier pour la robe. La coupe est toute simple, droite. Il y a des poches insérées dans les coutures latérales. Ça se monte tout seul. À l’étape des croisillons, pour une fois, Burda nous guide bien. Faut dire aussi que ce modèle bénéficie d’un pas à pas en image, ça aide!!  Donc, pour monter les croisillons, on utilise un gabarit en papier, qui sert à mesurer la distance entre le haut de la robe et le collier, et tout devient plus simple.

Robe Daphné (5)Robe Daphné (6)

Comme la coupe est un peu ample et peu flatteuse, j’ai fait l’ourlet assez haut. Ça lui donne du peps et la rend un peu plus sexy, mais du coup, c’est vraiment court. Pour le moment, je l’assume plutôt bien, même en ville. Bon, il faut que je fasse attention avec le sac à main qui a tendance à tout faire remonter, à ne pas avoir à me baisser ou à ne pas lever les bras… Mais je l’aime bien comme ça. Et si, à la longue, je la trouvais difficilement portable, j’ai prévu mon coup, j’ai fait un repli de deux fois 3 cm sur l’ourlet… j’ai encore un  peu de marge!!

L’alieniste, Caleb Carr

L’été, pour moi, c’est synonyme de lecture. Bon, toutes les saisons sont pour moi synonyme de lecture ;)   Mais l’été, le temps ralenti, les journées s’allongent, on prends du temps pour soi, on bulle… et quoi de mieux qu’un bon livre pour nous accompagner à la plage!?!

Du coup, j’avais envie de partager des lectures coups de cœur, en plus des livres que je lis en ce moment, mais aussi d’en garder une trace ici. Ce sont des livres que j’ai déjà lu, il y a quelques temps pour certains, mais que je relirais sûrement, et que j’aime donner à lire.

Bref, voici le premier livre de cette série, le genre préféré de l’été, un bon policier/ thriller.

L'alieniste- Caleb Carr

«Théodore est en terre.

Ces mots semblent vides de sens sous ma plume, aussi vides de sens que, cet après-midi, la vision de son cercueil disparaissant dans le sol sableux près de Sagamore Hill, l’endroit qu’il chérissait entre tous. Debout dans la bise de janvier qui giflait le détroit de Long Island, je pensais en moi-même: «C’est une farce, bien sûr. Il va faire sauter le couvercle, il va nous éblouir de son sourire ridicule et nous briser les tympans de son rire strident. Ensuite, il va nous crier qu’il y a du « pain sur la planche », que nous devons « retrousser nos manches » parce que nous sommes tous mobilisés pour aller défendre une variété rarissime de salamandre contre la rapacité d’un géant industriel prêt à installer sans vergogne son immonde manufacture en pleine zone de reproduction de ces petits batraciens.» Et je voyais bien que je n’étais pas seul à nourrir de telles divagations. Tous ceux qui assistaient aux obsèques attendaient une sorte de coup de théâtre; cela se lisait sur leurs visages. Il semble bien que ce sentiment soit largement partagé dans le pays, et même dans le monde: la disparition de Théodore Roosevelt est, tout simplement, une idée inacceptable. (…)

Quelques camarades du Times voulaient que je prenne part à un «dîner du souvenir» mais une paisible soirée en compagnie de Kreizler me semblait préférable. Oh, ce n’est pas à l’évocation nostalgique d’une enfance new-yorkaise commune que nous avons levé nos verres car Laszlo et Théodore ne se connaissaient pas avant Harvard. Non, ce soir, notre mémoire nous a, tout naturellement, ramenés au printemps 1896 – il y a pratiquement un quart de siècle – et à une série d’événements qui paraissaient, aujourd’hui encore, trop invraisemblables pour s’être véritablement produits, même dans cette ville. Comme il était poignant de ressusciter tout cela et, surtout, de se retrouver là, à cette table de chez Delmonico’s, ce bon vieux Del’s, qui, comme nous tous, ne va pas en rajeunissant. A l’époque, en effet, ce restaurant avait été le théâtre fiévreux de nos réunions les plus cruciales. Après le dessert, à l’heure du madère, Kreizler et moi secouions la tête en souriant, encore étonnés aujourd’hui d’être arrivés au terme de cette épreuve sans y laisser notre peau et, bien sûr, toujours aussi affectés songeant à ceux qui n’avaient pas eu notre chance.»

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New York, 1896. De jeunes prostitués des quartiers déshérités sont découverts horriblement mutilés, sans provoquer la moindre réaction des pouvoirs publics. Révolté par tant d’indifférence, Théodore Roosevelt, alors préfet, fait appel à ses amis John Schulyer Moore, chroniqueur criminel et Laszlo Kreizler, aliéniste, pionnier de la psychiatrie, pour élucider cette énigme terrifiante. Ils sont rapidement rejoint par deux spécialistes des nouvelles techniques d’investigation telles que l’anthropométrie et la dactyloscopie.

Entre thriller et aventure, tradition des feuilletonnistes et suspense psychologique, L’Aliéniste rappelle évidemment l’atmosphère de Jack l’Eventreur ou de Sherlock Holmes. Mais il dresse aussi, par son souci du détail historique, un singulier portrait de New York à l’aube de la modernité.

 

 

Petit pull Pauline

Top Pauline (3)

Il semblerait que, ces derniers temps,  je ne fasse que tricoter. Il semblerait que je délaisse ma machine à coudre pour lui préférer mes aiguilles. Il semblerait.

Et pourtant, le dernier né est crocheté! Un joli petit pull, plein de trou-trou, avec de belles couleurs bien fraîches et dans un coton tout doux.

J’ai adoré faire ce modèle! Le crochet, c’est génial: ça monte vite et le rendu est tout aussi sympa. Le patron est vraiment simple: deux grands rectangles et deux trapèzes, avec juste un peu de changement pour l’encolure carrée. Et pour les points, double brides et mailles serrées. Vraiment rien de compliquer. En plus, le modèle est proposé gratuitement par Phildar (ici)… Un vrai petit bonheur, je vous dis!!

Top Pauline (2)

Modèle gratuit Phildar – Fil Cabotine, coloris sable, piscine, menthe, azur, œillet, sorbet et peau, Phildar

Top Pauline (4)

Qu’est-ce que j’aime ces couleurs!! C’est gai, c’est frais, ça sent bon les fleurs du printemps et le soleil de l’été…

En fait, je n’avais vraiment pas prévu de faire ce petit pull. À la base, je voulais un gilet. Mais comme je n’arrivais pas à me décider sur la couleur, et que je ne pouvais vraiment pas rester sans projet tricot/crochet entre les mains, je me suis lancée dans ce modèle. Et j’ai eu bien raison, car c’était un vrai plaisir à chaque fois que je le sortais, tant pour ces couleurs que pour le crochet ou le fil.

Top Pauline (7)Top Pauline (1)

Le fil, c’est la qualité Cabotine de Phildar. Je l’avais déjà testé et adoré pour le top Fleur de Clémentine. Le seul hic, c’est qu’entre temps, Phildar a changé la composition du fil. En gros, ils ont augmenté la proportion d’acrylique par rapport au coton (55% acrylique et 45% coton, avant c’était l’inverse) et le prix. Bon, sur le papier, ça ne change pas grand chose. Il a à peu près le même aspect et a gardé sa douceur.

Du coup, j’ai profité de la promo qu’ils faisaient pour acheter le fil. Je n’ai pris que les coloris qui me manquaient, convaincue que je pourrais aussi y finir les pelotes de menthe et œillet qu’il me restait du tricot-Fleur. Sauf que quand j’ai commencé le coloris menthe sur mon projet, la différence de matière était vraiment trop importante, l’ancien fil étant plus épais et plus rond.

Et c’est comme ça que je me suis retrouvée un samedi soir, au milieu d’un long week-end de trois jours avec lundi férié, en panne de laine pour mon projet…

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Alors, concrètement, quelles différences il a ce fil? Bien, la première différence, c’est qu’il est moins rond. On le remarque surtout au crochet, mais là où l’ancien fil avait une très belle tenue, celui-ci à une légère tendance à se dédoubler. Il est aussi un peu moins régulier que l’ancien. On le voit sur le fil lui-même, mais aussi dans le rendu du point. Il a perdu un peu de son gonflant.

C’est très léger toutes ces petites différences. Et pour celles qui ne connaissent pas l’ancienne qualité, il est vraiment très bien. C’est un fil doux, assez rond, avec un joli aspect, aussi agréable à crocheter qu’à tricoter.

Top Pauline (5)

Mais toutes ces histoires de fil ne m’enlèveront pas mon plaisir. J’adore ce pull! Je le trouve vraiment trop mignon. J’aime ces couleurs, sa douceur, sa légèreté, et j’ai vraiment aimé le crocheter.